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GOUTONSVOIR - Page 14

  • Sers Manseng !!!

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    Les moelleux et moi, c'est une grande histoire d'amour, je ne suis pas sectaire : Loire, Alsace, Jura, Sud- Est, Bordelais, Vendanges Tardives, SGN, passerillés, botrytisés, mutés.....mais j' ai toujours eu une légère préférence pour un cépage du Sud-ouest, le Manseng ! Aujourd'hui 2 Petit Manseng : Un Vendemiaire 2006 de chez Brumont et une Quintessence du Petit Manseng 2005 de chez Cauhapé.

     Le Vendémiaire est toujours aussi charmeur avec un nez sur l'exotisme, le miel, le coing et les agrumes. La bouche est d'un équilibre parfait ananas, orange, coing. c'est ample, moelleux à souhait et relevé par une acidité qui donne un surcroit de fraicheur en fin de bouche, ça plait beaucoup !!

    Avec la Quintessence, on passe dans un autre monde. Le nez est opulent sur la purée d'abricot, des notes exotiques, des épices douces, c'est envoûtant! La première impression laissée par la bouche est une extraordinaire puissance (qu'on retrouve sur les grands Sauternes)  pas une puissance alcoolique, mais une matière énorme qui tapissse la bouche. On retrouve des arômes exotiques mais sur des notes plus confites (ananas rôti), des notes florales, d'épices, le bois est encore présent. Une très belle bouteille sur un tout autre registre par rapport au précédent. Un vin de méditation, à boire, sans rien, au coin du feu !

     

  • Tite dégust entre amis....

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    Les Riesling allemands m'ont toujours impressionné. Celui-çi ne déroge pas à la règle; un Riesling Auslese du Docteur Weins-Prüm est situé sur le magnifique terroir de Sonnenhur. Un nez acidulé et floral, une bouche onctueuse sur le miel et les fruits confits mais surtout un côté aérien, léger, évanescent et pourtant une superbe persistance. J'adore !!!!!

     

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    En farfouillant au fond de la cave, on retrouve quelques vestiges : "Merde il m'en reste encore"!! Et là, on se demande ce que ça va donner dans le verre.  Le nez reste discret (et moi je suis sceptique...) mais la bouche est d'un tout autre calibre ample, sur les fruits secs, le bois quoique fondu laisse encore des nuances vanillées et grosse longueur. Bref bonne surprise et gros plaisir.

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    On continue sur les blancs avec ce Persia blanc 2010 (Roussanne et un peu de Clairette). Le nez est fermé avec quelques notes de fruits blancs. La bouche est plus exhubérante, c'est gras, ample sur des arômes d'agrumes. La fin bouche est limpide et vivifiante. Joli vin mais sans doute plus expressif dans quelques années.

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    On passe aux rouges. On commence par La Marouette 2010, achété à la biocoop du coin. Pourquoi cette bouteille ? Déjà, j'avais envie d'une syrah et l'accroche de la bouteille m'a taquinée l'oeil :"vin vivant naturellement sympathique". Alors "vin vivant", sans doute mais le naturellement sympathique", pour le coup pas du tout. Nez neutre, quelques notes lointaines de fruits rouges et bouche sans saveur. Impossible de reconnaitre une syrah, c'est fluide, arômes absents, aucun plaisir !

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    Chateau Revelette 2005, on passe tout de suite dans un autre monde; le nez est gourmand, des arômes de fruits rouges et des notes lactées, ça fait saliver ... On retrouve ce plaisir en bouche, on part sur des fruits plus murs, des épices. Belle fraicheur en fin de bouche. Bref ça se glougloute vitesse grand V!

  • T'as bu quoi à Noël????

    Ah Noël, les magasins bondés, les gens pressés, les bouchons, l'odeur nauséabonde de l'after-shave bon marché de votre voisin qui se vautre sur vous, profitant de la cohue du métro et la sempiternelle question du réveillon : mais qu'est ce qu'on boit sur le foie gras??

    1er round !

     

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    Pour ce réveillon, du classique, Sylvaner René Muré 2007 pour débuter. C'est fin, minéral, de fines touches d'hydrocarbures et une fin de bouche saline. Sur le foie gras, un Jurançon 2007 de la famille Hours, des notes d'abricots au nez, une bouche sur l'exotisme et une superbe acidité. Bref, comme d'hab, du pur plaisir !

    Cruel dilemme après : que mettre pour accompagner la meilleure poularde aux morilles de France ?(celle de ma mère....). Je renonce au vin jaune ( la dernière expérience avec la famille fut quelque peu décevante ...) mais impossible de se passer de Savagnin. Je pars donc sur un Savagnin de Voile 2003 du domaine de la Tournelle et  je prévois un Chardonnay pour les anti jura définitifs : un Meursault de Vincent Girardin 2009. Et là, la claque : un nez boisé sur les fruits secs très classique mais en bouche ça explose, le bois se fond déjà, des notes de fruits secs, c'est gras, racé et quelle longueur ! (accord fabuleux avec les morilles). Et derrière, ben le Savagnin, il parait un peu osseux, un peu terne et pourtant, dieu sait que j'adore ce domaine mais là il est totalement desservi par le vin précédent. On passe ensuite sur les rouges, avec un certain scepticisme, d'une part cela va être dur de passer derrière ce montrueux bourgognes et d'autre part, la bouteille que j'ai prévu, un Crozes-Hermitage Côteaux 2001 de la maison Tardieu-Laurent m'avait laissé sur ma faim il y a 3 ans. Mais là, le top, un vin plein, généreux, plus de sensation de bois, c'est riche, oppulent et une fraicheur  en fin de bouche qui lui donne de la nervosité; ça plait tellement que la bouteille est torchée bien trop vite ! Du coup, panique à bord, faut vite trouver une suite pas prévue et là erreur fatale, je penche sur un Roussillon Les Sorcières 2006 d'Hervé Bizeul en pensant gagner en puissance. Mais on se retrouve avec vin agréable mais sans grand caractère comparé au précédent; ça manque de cruellement de matière.

    2ème round

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    On enchaîne, le lendemain, avec les Bournais 2005 de François Chidaine. S'il ne fallait qu'un mot pour le définir : finesse ! Des notes d'agrumes et une acidité persistante. Moi je suis sous le charme.

    Ensuite un Clos Rougeard 2003, charnu, gourmand, sans aucune lourdeur, qui plait beaucoup mais qui manque de profondeur et de complexité à mon gout. Un bien joli Saumur quand même.

     

     

     

     

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    Pour finir, une belle syrah du Domaine des Entrefaux 2005, des fruits rouges, une belle acidité, berf une jolie gourmandise ! Le Haut-Marbuzet 2007 parait austère derrière mais sa matière et sa profondeur m'impressionnent. Il s'ouvre progressivement avec des arômes d'épices. C'est visiblement pas prêt mais déjà très beau !

    3ème round 

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    Pour une fois que Seb nous invite (pas trouvé d'excuses bidons ce coup-çi), je me dis qu'il va me sortir une petite bulle dont lui seul a le secret. Bingo! Direction la Savoie avec ce 100% de chez Belluard (Ayze Brut zéro 2005). Bon, autant vous dire que je ne suis pas franchement emballé; nez discret, bouche assez nette mais sans relief et trop d'amertume en fin de bouche ! Rien à voir avec le plaisir ressenti avec le Brut Mailly de chez Francis Boulard. Un nez plaisant, une bouche sans aucune lourdeur, c'est vineux et aérien à la fois.

    Pour éviter le gratin de topinanbours accompagné du fameux "ça vient du jardin!!", j'avais préféré amener un foie gras accompagné d'une petite douceur du sud-ouest : La Magendia de Lapeyre 2004. Je préfère passer sur l'analyse de Seb "Lapeyre, y en a pas deux..." (décidement il est navrant ce pauvre garçon). Un nez étonnant sur l'abricot et la truffe. la bouche est assez déroutante, ça part dans tous les sens abricots, agrumes, fruits exotiques, sous-bois, champignons avec une grosse acidité en fin de bouche; une belle complexité au final! Le seul rouge de la soirée ensuite : Haut Brissan 2007 de chez Saladin. Un domaine en Ardêche que nous connaissons bien et qui ne nous décoit pas avec ce 100% grenache plein de fruits noirs. Un vrai plaisir !

    On revient sur le blanc pour finir et quel blanc!! Les Chalasses Marnes Bleues 2007 de JF GANEVAT. Comme le disait si bien le philosophe Thierry Rolland avec sa voix nasillarde "après ça on peut mourir....". Attention nez enchanteresse :brioché, minéral, épicé....on reste de longues minutes à s'ennivrer de ce parfum. La bouche est moins opulente, très minérale, des notes de calcaire et de fruits secs. Une grande bouteille ! Comme on est quelques jours après noël, je glisse malicieusement à mon hôte "et toi t'as été gâté?". Du coup, il se sent obliger de nous sortir le whisky reçu à noël, un Glenlivet 18ans. Nez sur le bois et une liqueur forte (kirsch?), la bouche est soyeuse, douce sur le bois, les épices et la tourbe. 43% d'alcool et aucune agressivité en bouche !

    Pour un commentaire détaillé de cette dernière soirée, c'est ICI